Activités

Centenaire


    Short List


    7e session du Prix Mohammed Dib 

    Short List 



    Auteurs en Arabe

    Auteurs

    Titres

    AMER Leila

    امرأة افتراضية

    BEN SAYAH Abdel Mounaim

    لنرقص الترانتيلا ثم نموت

    FTELINA Mohammed

    كافي ريش

     

    Auteurs en Tamazight

    Auteurs

    Titres

    SAHLI Walid

    Tanagit

    ZIMU Murad

    Kawitu

     

    Auteurs en Français  

    Auteurs

    Titres

    BALI Hajar

    Ecorces

    BENFODIL Mustapha

    Body Writing Vie et mort de Karim Fatimi écrivain

    BOURAI Hanane

    Alter Ego

     


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    Long list



    Prix Mohammed Dib Session 2019/2020

     

    Long list

     

    Arabe

    Nom et prénom

    Titre

              1

    Abdel Kader Hamid

    رجل في الخمسين

          2

    Amer Leila

    امرأة افتراضية

              3

    Ben Sayah Abdel Mounaim

    لنرقص الترانتيلا ثم نموت

             4

    Djeribiai Hakima Joumana

    في  ضيافة زوربا

             5

    Ftelina Mohammed

    كافي ر ًش

             6

    Khellas Djillali

    زمن الغربان

            7

    Mezhoud Nadjet

    النوافذ المشرعة

             8

    Rahil Djelloul

    " الرجل الذي لا يمكن تحريكه

             9

    Touahria Abderezzak

    بيدوفيليا

     

    Tamazight

    Nom et prénom

    Titre

              1

    BENAZZOUZ Naima

    Tudert n tmara

             2

    Sahli Walid

    Tanagit

          3       

    Zimu Murad

    Kawitu

     

    Français

    Nom et prénom

    Titre

           1

    Abdellah Mohammed

    Aux portes de Cirta

                2

    Arab Abderrahmane

    La colline sacrifiée

                3

    Benfodil Mustapha

    Body Writing Vie et mort de Karim Fatimi écrivain

                4

    Bourai Hanane

    Alter Ego

               5

    El Kebir Akram

    Les fleuves impassibles

               6

    FERCHICHE Kader

    Moi, soldat algérien

               7

    Grine Abdelaziz

    Drame aux Zibans

               8

    Kadi-Hanifi Djalila (Hajar Bali)

    Ecorces

               9

    Mekahli Amina

    Les éléphants ne meurent pas d'oubli

          10

    Touati Rostom Djawed

    La civilisation de l’ersatz

           11

    Tounsi Youcef

    Rhapsodie des concertants

     


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    « Mohammed Dib est un tlamçani du monde » (Sabeha Benmansour, Présidente de l’association La Grande Maison) Interview de Rabeh SEBAA


    Madame Sabeha Benmansour est professeure à l’université de Tlemcen  Abou Bekr Belkaid. Elle est spécialiste en sciences du langage, auteure de plusieurs publications et études académiques, critique littéraire intransigeante et Présidente de l’association culturelle La grande Maison Mohamed Dib, qui décerne le prestigieux prix littéraire du même nom que cette icône de la littérature universelle. Elle a bien voulu nous faire l’amabilité de répondre à quelques questions sur le parcours et l’œuvre de Mohammed Dib, avec la patience de la pédagogue et la perspicacité de la chercheure.

    L’œuvre de Mohamed Dib est, dès le début, enracinée dans les intériorités de sa société, mais également ancrée dans les dédales et les entrelacements de l’universel et la modernité. Comment sa vision du monde, sa philosophie et sa légendaire humanité ont pu concilier ces deux univers dialectiquement opposés, en apparence tout au moins,  d’abord dans sa vie, ensuite dans son écriture ?

    Nous pouvons d’entrée affirmer que c’est précisément ce qui fait la singularité de cette œuvre immense. Effectivement, l’œuvre dibienne nait au cœur d’un espace historiquement et culturellement structuré. L’héritage intellectuel et artistique dont la ville de Tlemcen porte la marque n’a pas manqué de déterminer l’écrivain dans son cheminement. Nous pouvons même aller jusqu’à affirmer que c’est probablement parce qu’à la base il porte en lui le besoin de crier haut et fort une authenticité qui l’a forgé alors même qu’elle est niée dans l’Algérie de son enfance, que l’intensité de son verbe va faire retentir dans la langue française et avec autant de force les échos d’une vie bafouée, réduite au silence.  Notons bien que c’est dans leur langue que l’auteur commencera par interpeler les colonisateurs sur la nécessité de « regarder » cette société à laquelle lui, donne vie en la mettant en devant de scène et surtout de reconnaitre l’existence de codes civilisationnels autres que les leurs. Aussi, si nous devions parler d’ancrage , ce serait pour dire le lien qui le rattache à ses premiers lieux d’écriture comme un code d’accès à des réseaux de signification dont toutes les ramifications peuvent nous conduire de l’homme à ses lieux, des lieux à leur représentation littéraire, et surtout de la référence première à son expression métaphorique. « Peut-on parler d’avancée par récurrences », c’est la question que se pose Mohammed Dib dans L’Arbre à dires, en référence à des questionnements récurrents tout le long de son œuvre mais à chaque fois réactualisés, renouvelés à la faveur de circonstances autres. C’est pour dire sans aucun doute que la quête de l’écrivain, s’inscrivant justement en totale empathie avec ses lieux, a capacité à faire de cette intimité absolue avec lui-même le lieu d’une réflexion plus large, une réflexion qui va dépasser le référent géographique pour s’ouvrir à une  visée universaliste. Dib arrive alors à assumer en le dépassant cet apparent paradoxe : celui de produire une œuvre résolument moderne et inscrite dans une démarche universaliste en même temps que fortement ancrée dans le contexte à partir duquel elle a pris son envol.

    Mohammed Dib avait quitté Tlemcen mais Tlemcen ne l’a jamais quitté. Un lien qui transcende le rapport au sol et qui est presque de l’ordre du mystique. Vous qui avez soutenu une remarquable thèse de doctorat en sciences du langage, portant précisément sur «  L’ancrage tlemcénien de l’œuvre de Mohammed Dib », pouvez-vous nous dire ce qui continuait à nourrir la sève de cet  attachement, malgré les grandes distances qui le séparaient de cette  ville-muse ?

    En fait, ce qui est particulièrement remarquable, c’est qu’à des moments précis de son parcours d’écriture, et vraiment à chaque fois où tout laisse à penser qu’il s’en est éloigné pour voguer vers d’autres horizons, Tlemcen, point d’origine, revient, mais ré-activé, ré-actualisé dans des représentations nouvelles qui font de la référence le lieu de l’ambiguïté de cette même référence. Cela laisse à penser qu’il garde sa ville natale dans une sorte de « complicité » intérieure qui l’inscrit à la fois comme une part inhérente à sa pensée, mais aussi dans une relation dialogique à une extériorité, une altérité, dont simultanément l’auteur et son « premier lieu » vont s’enrichir. On peut dire que, habité par Tlemcen, Dib l’occupe à son tour, l’habite de son désir et l’emporte, loin devant, avec lui. Ce sera « son » Tlemcen ! À chacune des visites que nous avons eu le privilège de lui rendre à La Celle St Cloud,  ses premiers mots étaient toujours pour sa ville natale, et ce dans son arabe maternel. « Quelles sont les nouvelles de Tlemcen ? » disait-il.  Peut-on parler de sève nourricière ? Oui, dans la mesure où l’auteur, de la relation dialogique qu’il a installée entre cette voix qui continue à l’habiter et celles qui lui viennent de l’ailleurs, arrive à faire exploser en quelque sorte toutes les frontières qui le séparent du monde, ce qui lui permet de faire de l’affirmation à chaque fois renouvelée de sa singularité profonde le lieu d’expression de valeurs humanistes universelles. Si l’on peut se permettre, nous dirons que Dib serait «  un tlemçani, mais un tlemçani du monde ! »

    La sensibilité littéraire et poétique de l’écrivain est demeurée inaltérée, vis-à-vis de sa ville et de sa société. Comment peut-on percer la force qui habite cette écriture à distance et qui n’a jamais subi les affres déformantes de l’éloignement ?

    Dans une interview qu’il accordait en 1991 à Dany Toubiana sur les ondes de RFI, Dib affirme que «  les gens du Sud ‘‘entendent’’ ce qu’ils écrivent, ceux du Nord ‘‘voient’’ ce qu’ils écrivent. » Ces propos me permettent de dire qu’il y a dans l’œuvre de « cet homme du Sud » justement une sorte de musicalité spécifique à l’auteur qui affleure dans ses écrits et qui laisse à penser que ce sont autant de voix qui l’habitent et résonnent d’accents particuliers. S’ajoutant à sa partition première, sa langue maternelle, il y a toutes ces musiques, venues d’ailleurs, et qui viendront l’enrichir. Dib s’en explique d’ailleurs lui-même dans un des chapitres de L’Arbre à dires qu’il intitule «  Je parle une autre langue. Qui suis-je ? »  et qu’il va, parlant de la langue française, conclure en ces termes : «  Le français est devenu ma langue adoptive. Mais écrivant ou parlant, je sens mon français manœuvré, manipulé d’une façon indéfinissable par la langue maternelle. Est-ce une infirmité ? Pour un écrivain, ça me semble un atout supplémentaire, si tant est qu’il parvienne à faire sonner les deux idiomes en sympathie ».

    Ceci pour dire, en d’autres termes,  qu’on ne s’éloigne pas de ce qu’on porte en soi profondément ! S’écouter, et pas seulement se souvenir, comme si les choses n’étaient plus en nous, c’est ce que propose l’auteur, cette fois dans Simorgh : « Il est des moments où l’on se sent si à l’étroit dans sa peau et que faire alors, il n’y a rien à faire. Et invariablement, moi, je m’envisage à Tlemcen, invariablement dans ce jardin qui domine la ville… J’ouvre les yeux. Je ne veux plus me souvenir, écouter. »

    Dib était également poète, photographe, musicien,  peintre, dessinateur, auteur de pièces théâtrales et de contes pour enfants. Pourquoi seule sa dimension d’écrivain, monumentale certes, a éclipsé toutes les autres facettes de son incommensurable  personnalité ?

    Oui effectivement, Dib est bien ce qu’on pourrait appeler un « artiste complet » ! Par contre, je ne pense pas du tout que sa dimension d’écrivain ait eclipsé autant de formes d’expression artistiques auxquelles il a accordé beaucoup d’intérêt. Musicien, sans doute pas, mais par sa filiation même je dirai grand amateur de cette musique arabo-andalouse qui a bercé son enfance et dans laquelle excellait plusieurs des membres de sa famille. Mais aussi grand admirateur de musique universelle dont nombreuses sont les références dans son œuvre. Peintre ? Il l’aurait été avant de s’adonner à l’écriture. Mais nous dirons qu’en écrivant, il continue à peindre. Juste un exemple que j’aime beaucoup, dans Simorgh, lorsqu’il évoque le souvenir des anémones au printemps sur les hauteurs de Tlemcen. Nous avons sous les yeux, et  par cette seule description, une vraie peinture impressionniste ! Photographe ? L’expérience tentée dans sa jeunesse avec les moyens du bord du reste (et dont nous avons dans Tlemcen ou les lieux de l’écriture quelques-unes des réalisations) trouve son répondant dans une expérience d’écriture dont lui-même dira : «  Je suis un visuel, un grand œil ouvert ». Et puis bien sûr, au-delà de tout cela, il y a cette extraordinaire capacité qui fut la sienne à s’exprimer dans tous les genres et donc pour plusieurs lectorats ! Poète d’abord et toujours, romancier, nouvelliste, essayiste, conteurs pour enfants … et philosophe, quand on sait de quelle vision du monde son œuvre est porteuse, par quelles valeurs profondément humanistes elle est marquée 

    Dans ce même ordre d’idée, pouvez-vous nous dire ce qu’est devenu le projet de pièce théâtrale  « Mille hourras pour une gueuse » de Mohammed Dib, que devait réaliser Ziani Cherif-Ayad ? Un mot aussi sur le projet de ciné-club,  au sein de votre l’association, ayant pour thématique l’altérité qui hante l’œuvre de Dib ?

    Ce projet s’inscrit toujours dans le programme prévisionnel du Centenaire de Mohammed Dib. Les circonstances actuelles ont malheureusement beaucoup perturbé le cours des choses. Mais nous gardons l’espoir, à propos de l’ensemble du programme que nous préparons depuis 2018, de le réaliser. Ce ne sera que partie remise. Nous parlerons donc de report et non d’annulation ! Ce qui ne pourra pas se faire en 2020 se fera en 2021 !

    Pour ce qui concerne notre ciné-club, « Derb cinéma », je vous remercie de l’intérêt que vous portez particulièrement à cette activité de La Grande Maison. C’est une expérience très intéressante d’un des ateliers qui fonctionnent au sein de l’association et qui, de ce fait, a une marque particulière. À l’instar des autres ateliers ( théâtre, arts plastiques, photo, contes pour enfants, écriture…) il a l’avantage sur d’autres ciné-clubs de penser ses programmes  en interaction avec des textes de Dib dans lesquels nos jeunes adhérents relèvent des thématiques qui continuent à leur parler et qu’ils vont conjuguer dans leurs choix de films avec leurs attentes en tant que cinéphiles du 21ème siècle.  Cette inscription dans une ligne éditoriale dictée par des valeurs et des questionnements présents dans l’œuvre de notre grand écrivain, fait toute sa différence par rapport à d’autres ciné-clubs, mais lui assure en même temps une ouverture à même de l’installer dans une relation dialogique avec eux.

    Vous vous êtes investie dans la préparation du colloque El Atlal, devant précéder les festivités du centenaire de l’écrivain, né le 21 juillet 1920. Vous êtes également membre du conseil scientifique du colloque prévu du 1er au 5 septembre 2020 à Cerisy, sur le théâtre des genres dans l’œuvre de Mohammed Dib. Pouvez-vous nous parler de ces deux manifestations scientifiques ?

    Le colloque El Atlal est programmé normalement en Octobre 2020, en même temps que la remise du Prix Mohammed Dib – 7ème session. À l’occasion du Centenaire de naissance de l’écrivain, nous avons souhaité revisiter l’œuvre dibienne à partir des constellations de sens que l’on peut mettre au jour sur la base de l’idée d’atlals. Et l’on pourra espérer découvrir, à la lumière des différentes contributions, non pas le sens ultime de l’œuvre (ce qui serait aberrant et contraire à la spécificité du sens littéraire, indéfiniment prolongeable comme à la volonté de l’auteur lui-même pour qui une œuvre vit du secret qu’elle recèle) mais une certaine cohérence de la dynamique de création dibienne. Sur le site de La Grande Maison (www.lagrandemaisondedib.com), toutes les personnes intéressées pourront trouver l’argumentaire du colloque ainsi que les renseignements concernant le mode d’organisation.

    Le colloque de Cerisy devrait se dérouler effectivement du 1er au 5 Septembre, sous l’intitulé «  Le théâtre des genres dans l’œuvre de Dib ».  Pour ce qui est des genres littéraires, objet principal de ce colloque, nous savons que Mohammed Dib est connu surtout comme romancier. Et pourtant lui-même se considérait comme « essentiellement poète ». Il a de plus écrit plusieurs recueils de nouvelles, des contes pour enfants, des essais. C’est cette oeuvre d’une grande diversité de formes qui sera le centre d’intérêt du colloque. Nous espérons que les circonstances que nous vivons actuellement n’empêcheront pas l’organisation des deux colloques en 2020 !

    À coté de l’association culturelle Mohammed Dib que vous présidez, il y a aussi la Société internationale des amis de Mohmamed Dib, domiciliée en France et présidée par sa fille Assia.  Pouvez-vous nous la présenter ? Et quels sont les rapports entre les deux associations ayant ce génie littéraire en partage?

    La création de la SIAMD a été une excellente initiative des enfants de Mohammed Dib. L’association est effectivement présidée par Assia Dib qui est sa fille aînée.

    Quelque temps après la création de l’association, j’ai eu le plaisir de recevoir à Tlemcen (en 2015)  quelques-uns des membres de la SIAMD, c’était un premier contact en termes de relations associatives. Néanmoins, je dois préciser qu’avec l’épouse de feu Mohammed Dib, comme avec ses enfants, j’ai toujours gardé un contact permanent. À l’occasion des cérémonies successives de remise du Prix Littéraire Mohammed Dib, j’ai toujours eu le plaisir et l’honneur de les recevoir. Donc la relation entre nos deux associations s’inscrit dans la continuité de ce lien qui nous unit, avec bien entendu comme objectif commun la valorisation permanente d’une œuvre immense, avec des activités qui tiennent forcément compte des attentes de publics différents. Nos actions sont donc complémentaires !

    Comment peut-on évaluer, présentement, l’impact de l’œuvre de Mohamed Dib sur le champ littéraire algérien, maghrébin et arabe ?

    L’œuvre de Mohammed Dib est toujours considérée en Algérie, et surtout par nos jeunes écrivains, comme une référence. Elle a l’avantage de faire l’unanimité auprès de lectorats autant francophone, arabophone que berbérophone. Mais elle est surtout reconnue pour son algérianité, alors qu’elle est formulée en français. Elle reste aussi d’une grande actualité et, métaphoriquement, elle est souvent porteuse de questionnements qui continuent à nous parler en interaction avec l’actualité la plus récente ! À telle enseigne qu’il arrive même qu’on reconnaisse à ces écrits un caractère quasi prophétique !

    Nous avons à cet effet proposé avec un ensemble de chercheurs algériens, mais aussi maghrébins, français, allemands, la création d’un Centre de recherches Dib qui aurait eu emblématiquement son siège à Tlemcen. Cela aurait permis de regrouper beaucoup de chercheurs autour de l’œuvre et d’assurer une diffusion plus large de leurs travaux. Mais pour l’instant, cela n’a toujours pas abouti….

    Maintenant, il faut quand même regretter aussi qu’à différents niveaux, notamment celui des programmes scolaires, la mise en valeur du patrimoine culturel et principalement littéraire ne soit pas toujours une priorité dans la formation de nos jeunes et, du coup, il arrive souvent qu’il y ait chez eux méconnaissance totale de leurs propres richesses ! Peut-être qu’une nouvelle réflexion pour l’école naîtra de la crise que nous traversons. Rêvons ensemble à ce jour !

    Comment la professeure universitaire de renom, doublée d’une grande critique littéraire, voit-elle la projection de l’œuvre de Mohammed Dib dans le futur ?

    En fait, cette question recoupe en un sens la précédente. Sauf que, pour aller dans le même sens, cela me permet de poursuivre en évoquant tous les travaux que nous conduisons au quotidien, en atelier, au niveau de l’association La Grande Maison. Cette association, lors de sa création, a tout de suite souhaité se constituer en passerelle entre le travail universitaire purement  académique (et nécessaire bien entendu pour l’étude d’une telle œuvre) et l’attente d’un public plus large, pas nécessairement averti, mais désireux d’en savoir plus sur les écrits de Dib. Dans cette perspective, nous avons au fur et à mesure de la demande mis en place des activités en atelier, principalement indexés vers l’attente d’un public jeune. Il s’agissait pour nous de les attirer vers l’œuvre par différentes techniques de lecture (sur lesquelles je ne m’arrêterai pas ici, ce serait trop long), et ce en articulation avec leurs propres questionnements de l’heure. Des lectures souvent en diagonale font que leur attention se fixe quelquefois davantage sur un aspect du texte visité plutôt que sur un autre, et c’est celui-là qu’ils choisissent d’exploiter plus particulièrement dans leurs travaux.

    Vous aviez par exemple cité dans une de vos questions, et à propos des centres d’intérêt du ciné-club, la problématique de l’altérité.

    Bien entendu, la dimension académique, type critique universitaire, n’est pas exclue, sauf que le chemin d’accès n’est pas le même ! Il nous faut préciser que dans ces mêmes ateliers, nous comptons parmi les adhérents des étudiants venant de tous les horizons, donc pas seulement des personnes à profil littéraire. Nous sommes alors doublement fiers et heureux de constater combien un jeune médecin en herbe, ou un jeune ingénieur ou autre arrivent au bout d’un certain temps à une connaissance  d’une œuvre qui s’ouvre à eux dès lors qu’ils en saisissent les codes d’entrée !

    Si nous devions parler  de  « projection » des écrits, il semblerait au regard des résultats obtenus que c’est par là qu’elle doit passer.
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    1er Conseil du Prix Mohammed Dib

    1er conseil du Prix Mohammed Dib Session 2019/2020 
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    Liste des candidatures retenues pour lecture - Session 2019-2020-

    Ci-dessous la liste établie après la réunion du Conseil du Prix  du 16 Janvier 2020

    Arabe

     

    Nom Prénom

    Titre         

    1.        

    Abdel Kader Hamid

    رجل في الخمسين

    2.        

    Ali Fodil Larbi

    جوهرة و البيت  الكبير

    3.        

    Amer Leila

    امرأة افتراضية

    4.        

    Ammar Ait Issa

    أحلام بريئة

    5.        

    Amriou Abdelhafid

    وسادة الموت

    6.        

    Ben Amer Zine Dine

    تراتیل الحب الخفیة

    7.        

    Ben Sayah Abdel Mounaim

    لنرقص الترانتيلا ثم نموت

    8.        

    Benamara Salim

    شاهد على شفرة الكنيف

    9.        

    Benarbia Saida

    ميت على قيد الحياة

    10.    

    Benzekhroufa Mohammed

    سيغون ستارغو

    11.    

    Dilmi Houria

    حين خذلتني أينعت

    12.    

    Djeribiai Hakima Joumana

    في  ضيافة زوربا

    13.    

    Errazem Mohammed

    عارض للسّكون

    14.    

    Ftelina Mohammed

    كافي ر ًش

    15.    

    Gasmia Ahlem

    كازا

    16.    

    Gherbi Mouna

    المشكل أن الله مات في القلوب

    17.    

    Grine Walid

    على حافة الرّصيــــــــف

    18.    

    Hachlef Khalil

    عاصفة-الجن

    19.    

    Kernaoute Latifa

    من رحم النيران

    20.    

    Khellas Djillali

    زمن الغربان

    21.    

    Melhag Fadila

    لعنة اليربوع

    22.    

    Mezhoud Nadjet

    النوافذ المشرعة

    23.    

    Mimouni Kouider

    رسائل إلى تافيت

    24.    

    Nouar Yacine

    كسر خاطر

    25.    

    Ould Youcef Mustapha

    مدن الصحو و الجنون

    26.    

    Rahil Djelloul

    " الرجل الذي لا يمكن تحريكه

    27.    

    Rahou Chergui

    طيور الشتاء

    28.    

    Sahli Walid

    الطعنة

    29.    

    Taibi Rafik

    ليل الغواية  

    30.    

    Touahria Abderezzak

    بيدوفيليا

    31.    

    Yacher Mohammed Ali

    صديقي


    Tamazight

     

    Nom Prénom

    Titre

    1.        

    Beleidi Lyes

    Yezger asaka

    2.        

    BENAZZOUZ Naima

    Tudert n tmara

    3.        

    Lahdir Sidali

    Tamurt yeččan arraw-is

    4.        

    Mekhous Daoud

    Tirga n lhif

    5.        

    Sahli Walid

    Tanagit

    6.        

    Zimu Murad

    Kawitu

     

    Français

     

    Nom Prénom

    Titre

    1.        

    Abdellah Mohammed

    Aux portes de Cirta

    2.        

    Arab Abderrahmane

    La colline sacrifiée

    3.        

    Aroua Mahmoud

    Sentiments sous anesthésie

    4.        

    Bekhlouf Boudjelal

    Boumehrou (le légionnaire au pilon)

    5.        

    Benfodil Mustapha

    Body Writing Vie et mort de Karim Fatimi écrivain

    6.        

    BENZAZA lila

    Un arbre fleurira à l'aube

    7.        

    Bourai Hanane

    Alter Ego

    8.        

    Boutiche Maissa

    Quand la douleur s’impose

    9.        

    Chetti Mourad

    L’invasion des Massaeylès

    10.    

    Djili Aziz

    Un mois pour vivre

    11.    

    El Kebir Akram

    Les fleuves impassibles

    12.    

    FERCHICHE Kader

    Moi, soldat algérien

    13.    

    Gaouaou Zakia

    La stérile

    14.    

    Grine Abdelaziz

    Drame aux Zibans

    15.    

    Guemache Meriem

    La demoiselle du métro

    16.    

    Habib Remil

    Epreuve fatale

    17.    

    Houat Mohammed

    Les dormeurs du désert

    18.    

    Imache Chabane

    L’enfance confisquée des gamins de la guerre

    19.    

    Kadi-Hanifi Djalila (Hajar Bali)

    Ecorces

    20.    

    Mekahli Amina

    Les éléphants ne meurent pas d'oubli

    21.    

    Mekhlouf Laib

    Les orphelins de la vallée

    22.    

    Messaoudi Mehdi

    Pétri d'amertume

    23.    

    Rostom Touati Djawed

    La civilisation de l’ersatz

    24.    

    Saadoun Slimane

    Lalla N Ouerdja La révoltée

    25.    

    Saffidine Farida

    La robe blanche de Barkahoum

    26.    

    Settouti Mohammed

    La réalité d’un monde, le destin d’une vie et l’espoir d’un cœur

    27.    

    Stambouli Nadjib

    La rancune

    28.    

    Tounsi Youcef

    Rhapsodie des concertants

    29.    

    Zeddour Mohammed Brahim Zakaria

    L’inventaire ceci n’est pas un roman

     

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    1-« L’ère Sauvage » Exposition/ Rencontre / Edition


    Projet qui s’inscrit dans la continuité de la résidence artistes plasticiens qui a eu lieu à La Grande Maison en 2015 , avec la participation de Hichem Belhamiti, Adel Bentounsi, Maya Ben Chikh El Fegoun, Houari Bouchenak, Mehdi Djelil, Fethi Hadj Kacem, et Mourad Krinah, à partir de l’œuvre de Mohammed Dib :  LE CŒUR INSULAIRE
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    2-Projection/fusion « Sur les pas de Dib »


    Projet inscrit dans le programme de l’atelier théâtre de La Grande Maison en fusion avec l’atelier photos , et la contribution d’un groupe musical . A partir de thèmes récurrents dans l’œuvre de Dib et de textes qui les représentent, il s’agit sur plusieurs tableaux et dans une association sons/images d’en faire un montage scénique qui en élargirait la lecture et en pointerait du doigt la valeur. 
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    Installation/Edition « Tlemcen, lieux et écriture »


    Projet inscrit dans l’atelier photos ou Maison de la photo. Il s’agit, dans la continuité du regard narratif et photographique porté par Mohammed Dib et Philippe Bordas dans le recueil textes/photos intitulé «  Tlemcen ou les lieux de l’écriture », de proposer sur les espaces tlemcéniens/algériens un regard autre, encore plus récent, celui de jeunes photographes en interaction avec leur présent, leur actualité, leurs questionnements, leurs attentes. 
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    4-Derb cinéma « En hommage à Mohammed Dib »


    Une semaine lors d’une nouvelle édition des « Rencontres dibiennes » (Avril 2020) au cours de laquelle en partant de thématiques récurrentes de l’œuvre de Dib, nos jeunes cinéphiles de l’atelier cinéma proposeront la projection de films récents en écho à ces mêmes thématiques.
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    Cafés littéraires 2020

    Activité que l’association propose en partenariat avec la librairie Alili tous les premiers lundis du mois. L’année 2020 sera toute entière consacrée à Mohammed Dib. 

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    6-Club lecture enfants – « S’inventer écrivain »


    A partir de la lecture de contes de Dib, inciter les enfants à imaginer une suite, à investir de leurs créations l’espace du conte, à rentrer dans les personnages , à ….se faire écrivain !
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    Colloque international « ATLALS » 17-18-19 Octobre 2020 à TLEMCEN

    Argumentaire

    Dib est le plus prolixe et, sans doute, le plus grand écrivain algérien de langue française. Multiple et variée par les genres littéraires investis, son œuvre est immensément riche par les références culturelles qu’elle cite, manipule, transforme, combine au service d’un projet multiculturel et universaliste qui spécifie la démarche de l’écrivain.
    De nombreux colloques, de nombreux travaux universitaires ont été consacrés en Algérie et à l’étranger à cette œuvre protéiforme. Et à mesure que la réflexion avance, de nouvelles pistes s’ouvrent aux chercheurs. Le centenaire de la naissance de l’auteur nous offre l’occasion d’un premier bilan. Il nous offre aussi l’opportunité d’explorer de nouveaux aspects de l’œuvre et, si possible, de renouveler la critique dibienne.
    Au demeurant Dib nous y invite dans ses dernières œuvres, notamment en mettant l’accent sur une veine qui nourrit son imaginaire, présente depuis ses débuts littéraires et qui traverse l’ensemble de sa production romanesque et poétique, de façon plus ou moins souterraine jusqu’à affleurer dans les textes réflexifs. Il s’agit des éléments qui remontent à un héritage culturel plus ou moins enfoui et qu’il nomme « atlals » par référence aux vestiges que les nomades laissent dans le désert, à la fois pour signaler leur passage et pour baliser la trajectoire de leurs confrères. 
    On a beaucoup glosé sur le mixage des héritages culturels chez les auteurs francophones (anglophones, lusophones etc.). Qui dit « mixage », sous-entend une difficulté sinon une impossibilité à dissocier les deux paradigmes de références culturelles mis en œuvre dans leurs écritures. Pourtant ce qui fait la particularité de ces écritures c’est la coloration propre à leur société originelle qui caractérise leurs univers de fiction.
    On a déjà abondamment étudié la « bilangue » (Khatibi) de ces écrivains et relevé les citations empruntées à la société de référence (énigmes, fragments de contes, extraits de chants, de légendes etc.) Notre colloque voudrait, en prenant appui sur l’acquis de ces travaux, s’interroger sur les raisons qui ont conduit Dib à accorder un intérêt particulier aux atlals, dans son retour rétrospectif sur son œuvre. Tout se passe comme si l’auteur, arrivé au crépuscule de sa vie, estimait qu’une part importante de son « à dire » était restée ensevelie dans ces atlals. Ce faisant, il attirait notre attention sur ce phénomène de traces, nous invitant à en décrypter le fonctionnement.
    Nous nous proposons donc de tenter une archéologie des atlals - des plus patents aux plus discrets – qui signent l’ancrage de l’écriture dibienne dans une mémoire culturelleséculaire, propre à la société algérienne et, plus particulièrement tlemcénienne.
    Il ne s’agira pas de dresser un répertoire de ces traces qui parsèment l’ensemble de l’œuvre, mais de comprendre le rôle qu’elles jouent dans l’économie du texte, comment éventuellement, elles orientent la production du sens, comment elles tissent entre elles un réseau qui enserre la narration dans un climat poétique chargé de nostalgie, comment elles indexent le récit sur des fragments de récits antérieurs, faisant du texte dibien un archi-texte algérien incrusté dans le texte porteur de langue française, lui-même chargé d’histoire.
    A titre d’exemple, étudier comment des syntagmes de parole soufie surgissent à la faveur de la profération d’une bribe de chant oude la remémoration d’un secret de famille orientant ou complexifiant la production du sens. Ou s’interroger sur la façon dont la pensée soufie se poursuit à travers une trajectoire de personnage comme celle deRodwan de La Danse du roi, combinant une conception de la clandestinité révolutionnaire avec une tradition d’ésotérisme mystique ; comment une parole de sagesse ancienne se manifeste dans des discours qui opposent des projets sociaux antagoniques comme dans Dieu en barbarie ou Le Maître de chasse ; comment une certaine conception de la relation amoureuseinhérente au soufisme, prend en charge une tradition d’amour-fou chez les surréalistes ou d’amour-loup dans la légende nordique comme cela apparaît dans la tétralogie nordique, etc.
    En somme il s’agira de revisiter l’œuvre dibienne à partir des constellations de sens que l’on peut mettre au jour à partir de l’idée d’atlals. Et l’on pourra espérer découvrir, à la lumière des différentes contributions, non pas le sens ultime de l’œuvre (ce qui serait aberrant et contraire à la spécificité du sens littéraire, indéfiniment prolongeable commeà la volonté de l’auteur lui-même pour qui une œuvre vit du secret qu’elle recèle) mais une certaine cohérence de la dynamique de création dibienne.
    Modalités d’envoi des propositions

    Les propositions de communication comporteront un titre et un résumé (max. 300 mots) ainsi qu’une courte bio-bibliographie. Elles devront nous parvenir par courrier électronique, au plus tard le 28 mai 2020 aux adresses suivantes : 
    nkhadda@yahoo.fr
    benmansoursabeha@gmail.com
    mohasari@yahoo.fr
    afifabererhi@yahoo.fr
    Comité scientifique 

    Naget Khadda  Professeur émérite Universités Alger et Montpellier- Présidente d’honneur du jury du Prix Mohammed Dib 
    Benmansour Sabeha  Professeur Université de Tlemcen- Présidente de l’Association La Grande Maison 
    Mohammed Sari – Ecrivain Traducteur- Professeur Université d’Alger- Président du jury du Prix Mohammed Dib 
    AfifaBererhi- Professeur Université d’Alger- Vice Présidente du jury du Prix Mohammed Dib 
    Charles Bonn- Professeur emerite Université de Lyon
    Mohamed Saidi- Professeur Université de Tlemcen 
    DourariAbderezak- Professeur Université d’Alger 
    Amina Bekkat- Professeur Université de Blida
    François Desplanques – Ecrivain 
    Mourad Yelles- Professeur à l’INALCO- Paris 
    StephaneBaquey- Professeur Université Aix Marseille
    Denise Brahimi – Professeur émérite- Université Paris VIII
    Hessas Hakim- Professeur Université d’Alger 
    Rachida Rostane – Professeur Université de Tlemcen 

    Comitéd’organisation

    Benmansour Sabeha– Présidente de l’Association La Grande Maison – Professeur à l’Université de Tlemcen
    Baba Hamed Warda- Vice Présidente de l’Association. Maitre de conférences à l’Université de Tlemcen
    Boussadia Hichem- Secretaire général – Maitre de conférences à l’Université de Tlemcen
    Benmansour Reda – Secrétaire général adjoint- Conseiller culturel 
    Bekhchi Nadir- Tresorier- Directeur de banque en retraite
    Chelbi Kader- Tresorier adjoint- Directeur financier à IBIS 
    Kara Slimane Fewzi- Membre du bureau – responsable de formation Ecole Academy BTP Pigier
    Hafhef Amin – Membre du bureau – Chargé de suivi et d’appui technique aux associations- « Humanité et inclusion »
    BouchenakKhelladiHaouari- Membre du bureau -Artiste Photographe
    Benmansour Abdellah-Membre du bureau- Pharmacien 
    Bedjaoui Abdelkrim- Membre du bureau- Architecte- 
    Linda Tamandrari- Journaliste- Alger Ch3
    Rachida Rostane – Professeur Université de Tlemcen

    Responsables du colloque 
    Naget Khadda
    Sabeha Benmansour 
    AfifaBererhi
    Mohammed Sari 

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